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Felis Silvestris Catus

  • Photo du rédacteur: Marie Gasnier
    Marie Gasnier
  • 13 mars 2018
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 juin 2019

" Ils se plaisent dans le silence, l'ordre et la quiétude, et aucun endroit ne leur convient mieux que le cabinet du littérateur." C. Baudelaire


« Felis Silvestris catus », à quoi cela peut-il bien faire référence ? Vous l’aurez certainement deviné, ce nom latin nous renvoie à notre très cher et vénéré animal de compagnie : le chat domestique.

Quel curieux et fascinant félin ... D’une grâce et d’une habileté exemplaires, il est avant tout un redoutable prédateur : au crépuscule, aux abords d’un chemin ou au milieu d’un champ, vous pourrez apercevoir ses pupilles briller, tels deux soleils émaillant le ciel profond et sombre.

Dans sa robe de fourrure, agile tel un acrobate, le chat vagabonde et guette sa proie, calfeutré parmi les herbes sauvages, son regard perçant tendu vers l’horizon. Baudelaire y voit « des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin, (qui) étoilent vaguement leurs prunelles mystiques. »


Tout d’abord perçu comme un vulgaire chasseur de souris, le chat fut ensuite réhabilité et aujourd’hui il jouit de sa renommée s’affalant et se prélassant langoureusement sur nos douillets canapés. Jouisseurs nés, ils aiment s’enfouir au milieu de draps fraichement lavés, s’imprégnant de ces odeurs nouvelles aux touches florales.

Quelle douce saison que le printemps, où le soleil, timide, refait son apparition. Les premiers rayons viennent chauffer les couvertures moelleuses, et le chat, encore engourdi de son hiver passé, s’étend dans ce bain de lumière.


J’ai moi-même un chat : Balanchine. Il tient son nom du célèbre chorégraphe, danseur et maître de ballet George Balanchine. Sans doute les mouvements dynamiques, précis et vigoureux ainsi que la virtuosité nécessaire pour l’accomplissement de pas acrobatiques m’ont rappelé les prouesses félines.

Par sa simple présence, il redonne vie à la solitude d’une pièce, à l’absence, au vide laissé par la personne. Ses miaulements, tels des vocalises, s’harmonisent parfaitement avec Puccini, Brassens, Tchaïkovski, Bach ou Verdi dont les airs de musique semblent flotter dans l’air. Son doux ronronnement, semblable à une mélodie, se mêle à l’atmosphère et l’apaise. Toute l’agitation spatio-temporelle laisse place alors à un calme rythmé par cette vocalisation du plaisir.


« Quand mes yeux, vers ce chat que j’aime

Tirés comme par un aimant

Se retournent docilement

Et que je regarde en moi-même


Je vois avec étonnement,

Le feu de ses prunelles pâles,

Clairs fanaux, vivantes opales,

Qui me contemplent fixement. »

Charles Baudelaire, Les Chats

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